Les bonnes pratiques de désinfection en EHPAD

Les hôpitaux sont soumis à un cadre réglementaire en matières d’entretien des locaux. Les EHPAD quant à eux, s’appuient sur ces recommandations.

L’hygiène dans ces établissements reste une priorité car la vie en collectivité facilite la propagation des virus. Les personnes fragilisées ou sous traitement médical méritent une attention particulière. Les personnes âgées, comme les nouveaux nés, sont plus sensibles aux infections car leurs défenses immunitaires sont plus faibles, elles diminuent avec l’âge. Le risque de complications est plus élevé. De plus, la multiplicité des intervenants peut faciliter la transmission des infections courantes (grippe, gastroentérite), ainsi que les soins qui nécessitent du matériel si les mesures d’hygiène ne sont pas respectées.

Le but pour les professionnels de ces établissements est de chercher un juste équilibre entre le lieu d’accueil et le risque infectieux.  Il est important de définir le niveau d’hygiène à atteindre en fonction des risques microbiologiques auquel est confronté l’établissement.

 

Un choix adapté des produits

Pour désinfecter il faut que la surface ait été préalablement nettoyée. Le nettoyage qui élimine les salissures sans altérer les surfaces est l’étape préliminaire à la désinfection. La désinfection est réalisée grâce aux produits biocides (bio = vie ; cide = tuer) qui vont détruire la flore microbienne et inactiver les germes pour protéger la santé. Les produits désinfectants ont donc un risque sur la Santé et l’environnement s’ils sont mal utilisés. Leur utilisation correcte permettra d’éviter les risques d’allergies.

Premièrement le choix du produit est primordial. Les produits sont nombreux et les substances actives varient entre chimie traditionnelle et chimie verte.  Selon Patrice Lefrançois[i] la qualité d’un produit est définie par :

  • Son efficacité (qualité d’usage)
  • Son impact environnemental (qualité environnementale)
  • Son absence de nocivité (qualité santé)

Les produits écologiques en matière de nettoyage sont de plus en plus plébiscités par les établissements. Une tendance à réduire l’utilisation des désinfectants responsables d’un fort impact environnemental prend de l’ampleur. Certaines molécules sont assez agressives et toxiques pour l’environnement donc il est demandé de mieux utiliser les désinfectants : les utiliser uniquement là où ils sont indispensables. De plus, certaines substances peuvent aider les bactéries multi-résistantes à se développer. Cette évolution vers une réduction des utilisations des désinfectants en milieu hospitalier bouleverse les mentalités des soignants et des patients[ii].

 

Mieux doser les produits et former les équipes

Pour mieux utiliser les produits désinfectants et les utiliser de façon raisonnée, la communication avec les équipes de nettoyage sera la clé. Le nettoyage n’est plus un simple geste mais est un vrai métier avec ses complexités. Il est obligatoire de s’approprier les fondamentaux concernant les bactéries, virus et les différents protocoles. Les établissements doivent mettre en place la formation la plus adaptée avec des procédures et des règles fixées selon le risque d’infection. La désinfection se résume finalement à des règles claires et du bon sens. Il est essentiel de respecter les bonnes dilutions de produits et d’avoir une bonne méthodologie.

Les équipements classiques (serpillères, lavettes, mops) sont toujours utilisés dans les établissements mais certains passent à des outils automatisés. En effet, pour faciliter les pratiques d’hygiène, l’utilisation d’outils de dosage est courante : Centrale de dilution, machines auto-laveuses, chariot avec dosage intégré, etc. ; ce qui permet au personnel d’éviter le contact avec le produit chimique.

La meilleure prévention des infections est une désinfection systématique des chambres lorsqu’un cas d’infection se déclare et au quotidien un bon nettoyage régulier est suffisant pour assurer la propreté des locaux, sauf pour les espaces les plus sensibles.

En effet, tout ce qui est touché et souillé (les lieux communs, environnement du soin, toilettes, salles de bain, poignées de porte, rampes dans les couloirs et les ascenseurs, interrupteurs…) ainsi que les lieux d’alimentation nécessitent une attention particulière et une désinfection fréquente pour limiter la propagation des virus. La majorité se transmettant par les mains, les points clés pour une hygiène optimale en EHPAD restent le lavage et la friction des mains des patients et des soignants.

La gamme Milton

Milton est une marque spécialiste de l’hygiène et la désinfection pour les professionnels et propose des produits nettoyants et désinfectants efficaces. La gamme Milton évolue avec des produits de plus en plus naturels et respectueux de l’environnement.

  • Le Nettoyant Dégraissant Désinfectant NATUR+ à diluer est une formule 100% biodégradable et à base d’ingrédients 100% d’origine naturelle pour nettoyer et dégraisser les sols et les surfaces. Son parfum agrumes laisse les pièces agréablement parfumées.
  • Le Nettoyant Désinfectant ACTIV+ prêt à l’emploi est une formule à base d’actif d’origine végétale. Sa substance active est l’acide lactique et permet une action sur les bactéries, levures et le virus H1N1 responsable de la grippe.
  • Pour la désinfection des mains, Milton propose un gel mains désinfectant à base de 80% d’éthanol. Cet actif est d’origine végétale puisque l’éthanol provient de la betterave sucrière française garantie sans OGM (matières agricoles durables). Son activité microbiologique est large car le gel est efficace sur bactéries, mycobactéries, levures et virus.
  • La lingette désinfectante de surfaces Milton est également composée d’éthanol (à 66%) et garantie une efficacité bactéricide, fongicide et virucide. Le tissu est biodégradable à 100%. Les lingettes permettent une désinfection rapide et sans rinçage de toutes les surfaces, même celles en contact avec les denrées alimentaires et les objets mis à la bouche.

 

[i] Dossier Nettoyage des Locaux P14 – Respecter l’environnement du résident – Géroscopie – Septembre 2017

[ii] Article Disparités des pratiques d’entretien et d’hygiène en EHPAD – Hygiène Bonnes pratiques – EHPADIA – Janvier 2017