Comment prévenir le risque d’escarre chez les personnes dépendantes

Une escarre peut survenir en quelques heures : c’est une pathologie grave mais évitable, à condition de mettre en œuvre les moyens associés au niveau de risque du patient.

 

Quels sont les facteurs de risque d’escarre ?

Les facteurs de risque d’escarre sont multiples, ils peuvent être intrinsèques, liés au patient et à ses pathologies ou bien extrinsèques, liés à des facteurs environnementaux.

 

Facteurs de risque liés au patient Situations à risque
·   Age : polypathologies et vieillissement des organes

·   Etat général

·   Etat cutané : sécheresse cutanée, fragilité ou vieillissement de la peau

·   Etat nutritionnel / dénutrition

·   Etat des vaisseaux sanguins / pathologies artérielles / problèmes cardiaques

·   Pathologies neurologiques / troubles de la conscience / de la sensibilité

·   Hyperthermie / sudation excessive

·   Immobilité

·   Mauvaises positions assises

·   Mauvaises positions couchées

·   Support inadapté

·   Incontinence et macération

·   Zones de contact non protégées (sondes, tubulures…)

 

Une phase d’évaluation de ces risques au moyen d’échelles (Norton, Braden, Waterlow…) est nécessaire à chaque entrée dans un secteur de soin et en cas de changement de situation, afin de mettre œuvre les moyens adéquats en face de chaque cas.

 

Prévention de l’escarre : une approche globale

Prévenir l’escarre, c’est agir tôt en amont de l’apparition d’une rougeur irréversible ; c’est également mettre en œuvre une stratégie pluridisciplinaire. Selon les recommandations, ces mesures consistent à :

  • Mettre en décharge les zones à risques
    • Diminuer la pression en évitant les appuis prolongés par la mobilisation, la mise au fauteuil, la verticalisation et la reprise de la marche précoce. Des changements de position doivent être planifiés toutes les 2 à 3 heures au minimum. Les phénomènes de cisaillement et de frottement doivent être évités par une manutention adéquates et une installation privilégiant le décubitus latéral oblique à 30° par rapport au plan du lit.
    • Utiliser des supports (matelas, surmatelas, coussins de siège) adaptés au patient et à son environnement.
  • Assurer des soins de nursing en réalisant et renouvelant
  • Rechercher un équilibre nutritionnel en évaluant quantitativement les prises alimentaires.
  • Favoriser la participation du patient et de son entourage à la prévention des escarres par une information et des actions éducatives ciblées.
  • Réaliser une surveillance continue et s’assurer de la transmission entre collègues.

Le geste d’effleurage

Le traitement préventif local chez un patient à risque d’escarre comprend :

  • l’inspection des zones à risque
  • l’effleurage
  • l’utilisation de produits non irritants pour le lavage
  • l’hydratation de la peau avec des émollients
  • la protection des peaux fragilisées par l’incontinence par application d’un protecteur cutané

L’effleurage des points d’appui s’effectue dans le cadre d’une approche globale de la prévention d’escarre. Il est indiqué pour les patients alités ou assis avec appuis prolongés. Il est contre-indiqué sur les zones lésées, inflammatoires ou présentant des rougeurs non réversibles. L’effleurage s’effectue sur une peau propre, et à mains nues (sans gants), plusieurs fois par jour. Le massage et la friction des zones à risque sont à proscrire car ils diminuent le débit microcirculatoire moyen. De même, les applications de glaçons et d’air chaud sont interdits.

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